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Falta Jaroslav


21/04/2018

Son premier podium en GP ? La plus haute marche !!!

Par L'archiviste
Pilote international
  • Jaroslav Falta plein gaz !

  • M H : Comment êtes-vous entré dans le monde de la moto ?
    Jaroslav Falta (JF) : Il était naturel pour nous les garçons de rouler sur quelque chose. Mon frère ainé Jiri, a eu une bicyclette, dont j'ai hérité quand il a grandi. Puis il a eu une moto et j'en ai hérité également...


    Quand êtes-vous monté sur une moto pour la première fois ?
    JF : J'ai commencé à rouler assez tardivement. J'ai reçu de mon frère ainé sa moto, une Pionyr. J'avais quinze ans. Puis, j'ai couru lors de courses nationales entre 1967 et 1969 et après j'ai intégré le Dukla de Prague


  • Jaroslav Falta en 1968, épuisé mais heureux !

  • Vous souvenez-vous de votre première course ?
    JF : C'était près de chez moi à Jirikov et j'ai terminé troisième.


    Comment étiez-vous avant cette course : anxieux, excité, heureux, confiant ?
    JF : Tout ce qui est dans la question, sauf confiant...mais j'ai pensé que je pourrais être bon en motocross.


    Vous souvenez-vous de votre premier Grand Prix ?
    JF : C'était en Suisse à Wolhen en 1971, j'ai terminé huitième, si je me souviens bien. Paradoxalement, c'est sur ce même circuit que j'ai perdu le titre en 1974.


    La première fois que vous êtes sur le podium d'un GP, c'est sur la première marche, en 1972 à Dodington !
    JF : Je m'en souviens ! C'était le genre de circuit qui me convenait bien et j'ai gagné ! Je remporte la première manche et termine deuxième de la seconde derrière H.Andersson. Je crois me souvenir que M.Halm a terminé troisième et J.Churavy a marqué de bons points. Ce fut un Grand Prix réussi pour les Tchécoslovaques !


  • Première victoire en Grand Prix au guidon de la CZ #7.
  • Quelles ont été vos impressions d'appartenir au club des vainqueurs de Grand Prix ?
    JF : Heureux, confus. C'était tout nouveau de faire partie des grands pilotes.


    En 1974 à Gallarate, vous êtes sur le podium avec Z.Velky, vous deviez être heureux de chanter l'hymne tchécoslovaque avec lui ?
    JF : Bien sûr ! Zdenek est un très bon ami. Nous nous entraînions ensemble et c'était toujours satisfaisant de voir des pilotes tchèques sur le podium !


    Vous remportez la seconde manche du Grand Prix de Tchécoslovaquie à Holice, quel effet cela fait de gagner à domicile devant la foule ?
    JF : J'étais sur le toit du monde ! Et le public était incroyable !


  • Une victoire de manche à domicile.
  • Toujours en 1974, vous participez au Coliseum de Los Angeles au Superbowl au milieu de la saison, pourquoi ?
    JF : Nous avions eu l'opportunité de participer à cette série. C'était la coupure estivale pour les GP, donc je n'en ai pas manqué un. Nous y sommes resté un mois, mais pas de temps pour le tourisme ! Nous nous déplacions par avion de course en course.


    Comment étaient les pilotes américains avec vous ?
    JF : Au début, je ne savais pas trop quoi penser. Ils ont toujours été sympa avec nous, les étrangers.


    Racontez-moi le Superbowl de Los Angeles!
    JF : J'ai gagné assez facilement les deux premières manches devant R.De Coster puis M.Tripes. Mais j'ai pris un mauvais départ lors de la dernière course. J'ai remonté huit pilotes dont J.Weinert, T.Di Stefano et M.Tripes ! J'ai terminé derrière R.De Coster, c'était suffisant pour gagner le classement général.


  • Los Angeles en course.
  • Avez-vous reçu un trophée, de l'argent ou tout autre avantage de cette victoire ?
    JF : J'ai reçu un trophée, mais pas d'argent.


  • Los Angeles sur le podium.
  • Aviez-vous couru dans un stade avant Los Angeles ?
    JF : Non, c'était la première fois.


    Vous savez certainement que les premières courses en stade ont eu lieu au stade Strahov de Prague ?
    JF : Oui !


    Y avez-vous vu courir M.Soucek et V.Valek ?
    JF : Oui, j'ai eu de la chance ! Je les ai vus courir une seule fois à Strahov, j'avais huit ans.


    Avez-vous roulé dans le stade Strahov ?
    JF : Oui. L'événement qui s'appelait "la course de l'armée amicale ou l'armée unifiée" avait lieu dans ce stade. Il regroupait des armées des anciens pays communistes : Pologne, Allemagne de l'Est, URSS, Bulgarie, Hongrie.


    Avez-vous roulé avec J.Cizek aussi ?
    JF : Non.


    Vous n'avez pas remporté le Motocross des Nations à Sedlcany en 1975, mais quel votre quel votre souvenir de ces sélections aux Nations (Motocross et Trophée) ?
    JF : C'étaient les plus grandes courses assurément. Et en plus si les motos tenaient le coup, nous obtenions un bon résultat et nous rentrions sans blessure. J'ai terminé trois fois sur le podium : 2è en 1972 et 3è en 1971 et 1973. Mon meilleur résultat en individuel est en Angleterre en 1973 (7è et 4è) et en Belgique en 1978 (6è et 3è). En 500cc, j'ai eu de moins bons résultats.


    Comment étiez-vous au courant de cette sélection ?
    JF : Nous devions être performant durant toute la saison et ramener ainsi des points. C'est le sélectionneur qui m'annonçait la sélection.


    Avez-vous décroché un titre national ?
    JF : Oui, j'ai été champion de Tchécoslovaquie en 1970, 1977, 1978, 1979 et 1980 en catégorie 250cc. Avec le club du Dukla, j'ai également gagné les titres en 1978, 1979 et 1980 dans les deux cylindrées.


    Avez-vous apprécié les séries hivernal de motocross de la TV Tchécoslovaque ?
    JF : Ces séries étaient difficiles et prestigieuses. En général, c'était sur une piste très dure, gelée et glacée. J'aimais bien ces séries, mais il faisait froid et boueux. J'ai notamment remporté la série en 1974.


  • Pendant les séries de la Télé Tchèque dans la neige.
  • Quelles étaient vos forces ?
    JF : Physiquement, j'étais en forme. Je m'entrainais régulièrement et j'étais endurant. Je n'ai jamais été fatigué pendant une course.


    Qu'est-ce que vous apportait l'entraînement à ski ?
    JF : Le ski de fond était un excellent entraînement d'endurance et de condition physique.


  • A ski avec J.Churavy.
  • Quels étaient vos circuits préférés ?
    JF : J'aimais bien les circuits naturels


    Dans quel pays aimiez-vous courir ?
    JF : En Grande-Bretagne, il y avait de belles pistes naturelles. J'ai d'ailleurs gagné un GP et bien couru aux Trophée des Nations.


    Avez-vous roulé à Prerov ? Comment était le saut du trou du diable ?
    JF : Oui, j'y ai roulé. Et le long saut dans l'inconnu, j'adorais !


    Avez-vous vu Z.Velky cabrer sa moto au départ de la course (voir photo ci-dessous) ?
    JF : Non, je ne l'ai pas vu en direct, j'étais concentré sur mon départ. Bien sûr, après j'ai vu la photo. Zdenek Velky l'avait affichée en poster sur son camion pendant plusieurs années !


  • Un départ acrobatique de Z.Velky, mais J.Falta reste concentré.
  • Quels étaient vos amis parmi les pilotes étrangers ?
    JF : T.Hansen, J.Pomeroy, H.Everts, H.Mikkola et H.Andersson.


  • Jim Pomeroy, au centre, un des amis étrangers de Jaroslav Falta.
  • Qu'avez-vous exercer comme métier après la course ?
    JF : J'ai travaillé peu de temps comme agent de sécurité, puis j'ai fait du coaching pendant 10 ans environ.


    Quel est votre meilleur souvenir ?
    JF : J'aime vraiment ma couronne dorée du Grand Prix d'Autriche !


  • La couronne du vainqueur du Grand Prix d'Autriche 1978.
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