Fier comme un coq !
Le récit
Présentation de léquipe de France en 2023 !
Ce week-end, c'est le Motocross des Nations. Nous avons interrogé plusieurs acteurs de cette épreuve historique (Motocross ou Trophée) : que cela représente-t-il pour vous, quels sont vos meilleurs souvenirs ?
Willy Bauer (troisième du Motocross des Nations en 1976) : J'ai participé au Motocross et Trophée des Nations à chaque fois que l'équipe d'Allemagne avait besoin de moi, sans toutefois y connaître un grand succès. En tant qu'équipe, nous n'avons décroché qu'un seul bon résultat, en 1976. Une troisième place à Sint Anthonis. Je ne garde donc en mémoire qu'un événement tragique qui est survenu en 1974 à Huskvarna, lorsque Jaak Van Velthoven a été victime d'une grave chute et qu'un commissaire de piste a été tué après avoir été percuté par la moto. Mais je conserve toutefois un excellent souvenir de l'épreuve de Gaildorf en 1978, en tant que manager de l'équipe où nous avions terminé deuxième.

A.Weil, W.Bauer, H.Maisch et R.Dieffenbach à Huskvarna en 1974.*
Jean-Christophe Vaschetto (Journaliste - commentateur TV freelance) : C'est la plus grande course de la saison. C'est toujours un grand moment surtout quand c'est en France. J'ai eu la chance de voir plusieurs éditions en France, notamment à Ernée où je les ai toutes vues. C'est sympa, parce que tu as la chance de pouvoir voir les pilotes américains. A Ernée, on a vu plein de top et je me souviens de T.Pastrana qui était venu à St Jean d'Angely. Ce sont de grands souvenirs. C'est la plus grande course de l'année et cette fameuse confrontation tant attendue entre les pilotes européens et américains. C'est juste un super moment que l'on a hâte de retrouver tous les ans. Et j'ai la chance de les commenter en plus. Et quand c'est en France, on commente sur place, donc il y a toujours une belle énergie, on croise plein de monde et quand c'est en France pour moi, c'est le plus grand rendez-vous de la saison avec le Touquet, car le Touquet, c'est une course que car j'adore vraiment. J'ai vraiment un super souvenir en 2005 à Ernée avec l'équipe de France, S.Tortelli, M.Pichon et D.Vuillemin, parce que l'on avait commenté sur place. A l'époque ce n'était pas Auto-Moto la Chaine, c'était encore AB Moteurs. Et on n'était pas comme maintenant dans le camion d'Infront, on avait vraiment un petit endroit. On ne voyait pas très bien le circuit, mais on avait quand même une petite ouverture sur l'extérieur et surtout tout au long du week-end et des manches, les pilotes de l'Equipe de France étaient venus commenter avec nous, ce qui est impossible d'imaginer aujourd'hui avec la structure mise en place mais à l'époque, c'était un peu différent. Et M.Pichon était venu commenter une manche de ses potes Tortel' et David. On avait eu plein de guests dont les pilotes de l'équipe de France. Il n'y avait rien eu d'organisé avant. Malgré tout, on a quand même une proximité avec les pilotes, donc ça c'était vraiment fait pendant le week-end. David et Micka, je les connaissais quand j'étais jeune, je roulais avec eux en mini-vert, donc je les côtoyais bien avant de commencer à travailler en tant que journaliste. Et Tortel' je l'ai connu aussi très tôt. Donc cela c'était fait assez naturellement. C'était vraiment sympa, je me souviens, parfois on se retrouvait à presque 5-6 dans le poste de commentateurs. Je commentais avec Anthony Josselin à l'époque. C'était vraiment une atmosphère assez marrante ! On avait eu tout un tas de consultants, c'était assez incroyable. On était allés faire plusieurs interviews, notamment avec R.Carmichael. Cela avait été sympa, on avait discuté ensemble. C'est vraiment un bon souvenir, c'était vraiment cool. Franchement, c'est un souvenir de fou ! Et puis globalement, à chaque fois à Ernée, ce sont des moments assez dingues avec le public, la ferveur ! Je suis allé à Matterley Basin en 2024. C'est vrai que c'est un circuit mythique, c'est beau, c'est grand, mais j'ai trouvé que cela n'avait rien à voir quand c'est organisé en France. Ernée, avec la manière dont c'est fait en forme de théâtre, ça renforce encore ce côté populaire de fou ! C'est bien, cela revient cette année, ce sera une belle édition. On devrait avoir une belle équipe de France (ndl'a : entretien effectué avant la sélection) avec M.Valin qui, si tout se passe bien sera là , aura pris de l'expérience, un podium aux Nations et une saison de GP en plus. Il devrait être au top. En 450, on a la chance d'avoir 3 top pilotes en MXGP avec T.Vialle, M.Renaux et R.Febvre. Cela fait 3 gars pour 2 places. Donc, on devrait avoir une super équipe.

Jean-Christophe interroge R.Carmichael.**
Alain Bosseboeuf (Ancien président du motoclub de Castelnau) : C'est quelque chose que je n'ai jamais vraiment suivi en particulier. Vu le montant financier que cela doit coûter à l'heure actuelle, cela ne peut être organisé que par de très gros clubs type Ernée ou St Jean. Ce sont des motoclubs de ligue 1. Nous Castelnau, c'est de la ligue 2. Parfois JM.Boissonnot de St Jean m'appelle pour me demander des conseils, mais je lui dis, c'est toi le pro ! Certes, c'est quelque chose de phénoménal quand on voit le monde qu'il y a eu la dernière fois et pour moi, ce n'est plus une affaire de véritables bénévoles. Et d'un point de vue sportif, j'aime autant le championnat du monde, parce que, si tu as beaucoup de pilotes d'un même pays qui sont devant, et bien le jour des Nations, le niveau mondial n'est plus représenté. C'est le cas en sidecar cross où tu as des Hollandais et des Belges, il y en a 10-12 parmi les 15 premiers. Je trouve que le sidecar des Nations est de niveau inférieur au championnat du monde. Cela prive les Nations de très bons acteurs des courses, car il y a trop de bons pilotes dans certains pays. Cela ne retire en rien le côté populaire des Nations. Les Nations, c'est très bien car cela permet de sortir les pilotes américains de leur territoire et c'est la seule véritable confrontation annuelle entre l'Europe et les Etats-Unis.

Le nombreux public à Ernée.
Arnaud Tonus (cinquième du Motocross des Nations en 2017) : Ca représente une fête du motocross. Quand on peut y participer c'est un événement qui est exceptionnel, qui est différent des Grand Prix. On sent que c'est assez festif. Il y a une super ambiance avec les spectateurs, c'est un peu hors du commun. J'ai eu la chance de la faire un paquet de fois avec que des souvenirs incroyables avec une ambiance spéciale C'est la seule fois dans l'année où on retrouve vraiment tous les pilotes, ceux des US et les Européens. C'est vraiment un événement à expérimenter ! Ca fait toujours plaisir. Nous n'avons pas un réservoir de pilotes comme certains pays où la sélection est plus compliquée. Quand je roulais en GP, l'équipe était dessinée assez logiquement. Maintenant, il y a une nouvelle génération, mais pendant une quinzaine d'années, il y avait Seewer, Guillod, Tonus. C'était l'équipe suisse parce que l'on était presque les seuls à être devant en Grand Prix, donc ça simplifiait un peu l'équation. Quand on voit en France et certaines nations où potentiellement, il y a 5-6 pilotes qui peuvent y aller, c'est plus compliqué. Nous, on n'avait un peu moins de souci de ce côté-là. Mes premières nations, c'était à Budds Creek en 2007, aux Etats-Unis, c'était un truc de fou. Je venais juste de passer en inter en Suisse, j'avais 16 ans, c'était un souvenir incroyable, c'était un gros step, et on avait fait une belle course, on avait terminé septième. C'était un bon résultat pour la Suisse.

A.Tonus en 2023.

Les supporters suisses mettent l'ambiance à Matterley Basin.
Ben Watson (troisième du Motocross des Nations en 2018 et 2021) : C'est une immense fierté de représenter le Team GB, de représenter son pays avec deux autres pilotes et de porter les couleurs du Royaume-Uni lors du plus grand événement de motocross de l'année. L'expérience que j'ai vécue à chaque fois a été un moment fort de ma carrière ; j'en suis vraiment fier. C'est une situation particulière : on roule à la fois pour son pays et pour ses coéquipiers, ce qui change de l'ordinaire, mais j'ai vraiment adoré cette expérience.

B.Watson à Ernée.***
Adam Sterry (troisième du Motocross des Nations en 2019) : Je les ai faites une fois à Assen. Nous avons réussi à monter sur la troisième marche du podium ; c'était vraiment génial. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance de la course ; la pression était forte, mais le fait de finir sur le podium a rendu l'expérience très positive. Si vous me demandez quel est le moment fort de ma carrière, c'est bien celui-là ! La piste était extrêmement boueuse, une course où l'on pataugeait vraiment dans la boue, ce qui est difficile avec une 250, alors que je pilotais justement une 250 toute la saison. Dans ce genre de conditions, c'était un vrai défi d'obtenir les meilleurs résultats possibles face aux 450 dans ce sable profond. Je pense m'en être bien sorti, et cela m'a permis de décrocher ce podium.

A.Sterry à Assen.****
Jean-René Fabre (huitième du Trophée des Nations en 1968) : Déjà je me souviens à l'époque j'étais super fier, d'avoir été sélectionné par Marcel Seery. Je m'étais blessé à Thomer, j'y avais laissé un doigt et j'ai cru qu'ils allaient me remplacer et en fait non, ils m'ont maintenu. Il y avait Joël Queirel et Georges Lenoir. Quand tu étais dans les cinq, c'est comme si tu étais qualifié en championnat Elite-Inter-expert. C'était une distinction. Tu y tenais. Quand tu passais à côté, tu étais déçu. J'avais commencé le cross en 1967, et en 1968, je suis qualifié pour le Trophée des Nations mieux tu ne peux pas. Marcel Seery me l'avait appris de vive voix, mais je ne me souviens plus où. Pour la course, on s'était retrouvé là-bas, chacun était arrivé individuellement, chacun avec sa voiture et sa remorque, sauf Joël Queirel et moi. Il m'avait rejoint. Puis il était dans ma voiture et je me souviens, j'en rigole encore il m'avait donné une gifle parce qu'il trouvait que je roulais trop vite ! De mémoire, dans une manche je me suis tiré la bourre avec John Banks et sa BSA Victor 440. Je me rappelle très bien car j'avais été contacté pour rouler avec cette moto. Et comme en course, j'étais côte à côte avec lui, en remontant les trous. J'en prenais plein le dos avec ma Bultaco. Mais lui, avec son petit empâtement, il en prenait aussi, en plus il était solide comme gars. Pendant les essais, je me souviens, je claque une bougie devant Joël Robert qui était sur le bord de la piste. Il a dit à son mécano d'aller vite chercher une bougie. Mais il roulait avec une bougie qui avait une autre épingle, et le culot était beaucoup plus petit, donc on n'a pas pu la changer. Je me suis arrêté sur le bord de la piste et je suis allé rechercher une bougie avec un culot normal, un culot de vingt-et-un, alors que celle de J.Robert était du 19 ou du 17. Le circuit me convenait mais il y avait des trous, punaise ! Sur la Bultaco, ce n'était pas évident. C'était une prairie. Tu descendais, tu prenais les trous. Et quand tu revenais, c'était pareil, punaise. Il fallait s'appeler Joël Robert pour les éviter ! Et puis on était nombreux, oh oh oh oh ! Même si le terrain était plat quand on est arrivé, quand tu faisais les essais le samedi, le dimanche avec le nombre de pilotes qu'il y avait, oh la la la, la, je ne te dis pas. On avait des amortisseurs avec 10 cm de débattement. Je me souviens même sur la ligne droite, il fallait se caler sur le guidon pour tirer. Il y avait le départ, un saut, un virage à gauche et on redescendait. Je n'avais pas pu rouler avec mon potentiel car j'avais 37 points de suture à mon doigt. J'avais un doigt plus gros qu'on ne puisse imaginer. Et une infirmière était tombée dans les pommes en le voyant.

JR.Fabre à Payerne.*****
Max Nagl (vainqueur du Motocross des Nations en 2012) : Les nations, c'est le plus grand évènement de motocross de l'année. Donc c'est vraiment quelque chose de spécial. J'y ai déjà participé 18 fois. Mais je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait, si je serais encore sélectionné pour 2026. (ndl'a : entretien effectué avant la sélection et l'annonce de la retraite de M.Nagl). J'ai été automatiquement sélectionné parce que nous n'avions pas assez de bons pilotes. Mon meilleur souvenir c'est à Lommel en 2012, lorsque nous avons été champions du monde, c'est la plus grande course de ma carrière. J'aime rouler dans le sable et Lommel est le meilleur circuit pour ça.

.M.Nagl à Lommel.******
Tom Vialle (vainqueur du Motocross des Nations en 2023) : C'est une grande course, surtout quand on a la chance de la faire en France. Je l'ai faite en 2023 et on avait gagné avec l'équipe c'était top. C'est une course où plusieurs pays se retrouvent c'est cool. C'est vraiment top, on n'est que 3 pilotes de sélectionnés, j'espère pouvoir y rerouler encore cette année. Mon meilleur souvenir c'est quand j'ai failli gagner la 2e manche, c'était vraiment un souvenir top. Et d'avoir gagné par équipe pour ma première fois en France, c'était vraiment quelque chose, surtout avec le public extraordinaire à Ernée.

T.Vialle à l'attaque à Ernée.
Mario Martinez (Mécanicien de T.Vialle en 2026) : C'est la course des courses. C'est vraiment un événement. En 2025, je suis allé à Ironman, j'étais mécanicien de R.Fernandez avec l'équipe espagnole. C'était une expérience incroyable d'aller en Amérique et Rubén a plutôt bien roulé. C'était émouvant parce que c'était ma dernière course avec Rubén. L'ambiance était incroyable, Rubén, Guillem et Fran sont très amis, et tout le monde est parti avec l'enthousiasme et l'envie de donner le maximum. L'ambiance américaine était folle, tout est en grand. Je me souviens quand j'étais plus petit de R.Carmichael et de R.Villopoto. J'étais un enfant et je regardais ces courses à la télévision !

Mario Martinez à Ironman.*******
Giacomo Gariboldi (Propriétaire du team HRC) : C'est le grand évènement de l'année. Déjà avec le public qui est 5 ou 10 fois plus nombreux que sur les courses. Du point de vue technique et sportif, c'est plus intéressant pour les équipes, pour les nations que pour les Team comme nous, mais il faut y être. Tout le monde est là, les meilleurs pilotes sont là. C'est beau à voir, les 3 courses avec les pilotes et les catégories mélangés. C'est unique. Malheureusement, on n'a pas eu de pilotes qui jouaient la gagne avec leur pays. Bien sûr, nous avons eu T.Gajser, mais sa nation n'avait pas d'autres pilotes. Pour lui, c'était important de se qualifier avant tout. On n'a jamais gagné les nations, peut-être cette année avec Jeffrey on peut gagner avec la Hollande et avec Tom pour la France. Peut-être que les meilleurs souvenirs seront dans les prochaines années.

Giacomo à Ernée en 2023.
Jean-Claude Nowak (cinquième du Trophée des Nations en 1970, 1973 et 1974) : Tu es fier d'être pris déjà par la fédération, de représenter ton pays et de courir les Nations. Tu as le maillot de l'équipe de France avec le coq. Tu es fier comme un coq ! On était heureux. Dès qu'on était pris, on disait : " je suis pris pour les nations, tu te rends compte ! " Je ne sais pas si tu vois ce que cela représentait pour nous, 40 ans en arrière. On touchait 200, 300 francs (entre 30 et 45 euros). La fédération prenait un peu les frais d'hôtel, pendant qu'on était là-bas, mais les déplacements, c'était pour nous. Mais on ne regardait pas cela. On allait aux Nations, tu vivais le truc, tu étais fier. J'ai plus de mauvais souvenirs que de meilleurs. Parce que l'on avait du mal. On n'a jamais gagné les nations à notre époque. On était plutôt dans les trois-quarts du classement. (En prenant connaissance des résultats.) Ah oui, je me voyais plus loin dans les classements, je nous sous-estimais. Mais dès que cela se présentait en Belgique ou en Hollande dans le sable, on était mort ! A l'époque tu prenais le départ, tu regardais le programme : il y avait 5 belges, 5 suédois, 5 russes. ça y est, tu étais déjà 16e, mentalement ! Et puis on n'avait pas le matériel adéquat. Après je ne mets pas ça sur le compte du matériel. On arrivait avec nos motos de série. Ils appelaient cela moto d'usine, mais on n'avait rien d'usine. On n'avait que l'appui de l'usine Montesa. Après ils ont sorti 2-3 modèles pour Raymond Boven et Hakan Anderson, qui étaient pilotes d'usine avec des motos spéciales, mais ils n'ont pas fait d'éclats non plus sur Montesa. Il y avait du monde au départ. Tu ne diras, c'est toujours pareil. A notre époque cela faisait déjà peur quand on voyait déjà tous les noms des pilotes. (ndl'a "à Vannes tu fais 15 et 12 avec 56 pilotes au départ"). Cela faisait du monde. Il y avait une très large ligne droite et avec une grande ligne droite, C'était un terrain dangereux. On arrivait avec la poussière. dans les grandes descentes, mais on arrivait à passer, la preuve. Payerne, c'était pas mal, un beau circuit en herbage. Maggiora était un beau circuit avec de grandes descentes et de grandes montées. C'était des beaux terrains. J'étais plus à l'aise en 250 qu'en 500, même s'ils m'avaient préparé une moto, qui n'était pas bien terrible. Mais on aurait peut-être pas fait mieux. J'avais reçu un courrier de Paul Sperat-Czar comme quoi j'étais sélectionné pour telle date avec un rendez-vous avec la fédération à l'hôtel. Tu y allais par tes propres moyens, avec ta voiture et ta remorque. Une année avec Jean-Claude Bontemps, on était sélectionnés et on était partis un mois avec mon camion. Suède Finlande URSS et Autriche. On dormait dans une petite tente à côté du camion, et puis à l'époque, j'emmenais mon grand-père qui était à la retraite, il était super heureux.

JC.Nowak à Vannes.********
Didier Vuillemin (Préparateur moteur de David Vuillemin, vainqueur du Motocross des Nations en 2001) : C'est toujours une bonne date dans l'année, parce qu'en général, on voit se confronter tous les pilotes mondiaux, c'est toujours sympa, c'est un petit challenge par nations, c'est toujours existant. Il y a eu beaucoup de bons souvenirs, une bonne place au Brésil, la Belgique où il gagne et Ernée, Ca toujours été que des bons souvenirs. C'est une course d'équipe avec forcément, des pilotes différents à chaque fois. Mais toujours avec des souvenirs inoubliables. En 2001, j'accompagnais David pour la préparation de la moto, car c'était une moto moitié américaine-moitié française, donc c'était un peu compliqué pour lui, car il avait une moto typé US et à Namur, limite, à des endroits c'était de l'enduro, donc c'était compliqué d'adapter la moto US à Namur. Il a fallu essayer de l'aseptiser au maximum parce qu'aux US il roulait avec des suspensions beaucoup plus dures qui n'étaient pas adaptées à Namur. On a fait comme on a pu et il a subi un peu la moto tout le week-end. C'est le jeu, c'est le problème des pilotes américains à chaque fois qu'ils viennent. Mais c'était super plaisant. Le seul regret à Namur c'est que les Américains n'étaient pas présents. Ce fut une très belle victoire.

David sur le podium avec ses compères Luigi et Yves.*********
Pauls Jonass (huitième du Motocross des Nations et deuxième de la catégorie Open en 2019) : C'est le plus grand évènement de l'année pour le motocross. Il y a toujours une atmosphère spéciale, nous roulons avec les pilotes américains. L'industrie du motocross participe aussi à cet évènement. C'est vraiment un évènement spécial. C'est toujours un plaisir de rouler pour son pays, vous savez je viens de Lettonie, qui n'est pas le plus grand pays, qui n'est pas la plus grande nation. C'est toujours sympathique de représenter son pays avec les deux autres pilotes lettons. Peut-être que dans le futur, nous aurons une équipe vraiment forte. C'est vraiment un plaisir d'y participer. Je pense que mon meilleur souvenir, c'est 2019, lors du motocross des nations à Assen, j'ai terminé 2e dans la catégorie open faisant 2 et 3 des manches. C'est ma meilleure course au motocross des Nations, c'est certain.

P.Jonass à Assen.**********
Aymeric Laurent (Mécanicien de Romain Febvre lors de la victoire en 2023) : C'est la fin de l'année, le grand final qui clôture la saison, c'est aussi une course différente, plus festive. Toute la saison, tu es focus sur le championnat. Le championnat est terminé, il y a les Nations qui arrivent et c'est, non pas que tu souffles, mais c'est autre chose, c'est quelque chose de différent et c'est quelque chose qui me plait énormément, moi personnellement. J'ai fait 2 Motocross des Nations en tant que spectateur, et en tant que mécanicien, j'en ai fait trois. Ernée 2023 avec Romain (Febvre), Matterley en 2024 et les US, l'année dernière. Le meilleur souvenir reste Ernée 2023. C'était ma première édition en tant que mécanicien, en France, je suis de la Sarthe, j'avais de la famille, des amis, on gagne avec l'equipe de France, tu es français, avec le public, c'était dingue, comparé à d'autres éditions que j'ai pu faire.

Aymeric et la Kawa #1 !***********
Kay de Wolf (troisième du Motocross des Nations en 2024 et vainqueur de la catégorie MX2 en 2024 et 2025) : C'est un grand évènement bien sûr. Vous représentez votre pays. C'est toujours cool de rouler au moins une fois pour son pays. C'est vraiment incroyable de rouler pour son pays. Etre sélectionné, c'est vraiment cool, bien sûr. J'ai été sélectionné pour la 1re fois en 2022 à Red Bud et je l'ai toujours été depuis. C'est toujours incroyable. J'aime cette course, c'est un évènement. Cette année nous revenons en France, c'est incroyable. Je suis vraiment impatient de savoir si je vais être encore sélectionné pour les nations (ndl'a : entretien effectué avant la sélection et l'annonce de la blessure de K.de Wolf). Je pense que 2024 et 2025 , ce sont mes meilleurs souvenirs, j'ai gagné la catégorie MX2. C'était une fabuleuse expérience, bien sûr. L'année dernière, j'ai vraiment bien roulé sur la 250 aussi et c'était ma dernière course en MX2, donc c'était vraiment spécial.

K.de Wolf à Matterley Basin.************
Sacha Coenen (quatrième du Motocross des Nations en 2025) : Je n'y ai participé qu'une fois et c'est très impressionnant avec tout le public. Rouler pour son pays pour la Belgique, ça donne encore plus de motivation de mettre notre pays en avant. Gagner avec notre pays, ça serait le mieux qui puisse nous arriver. C'est très chouette d'y aller, l'ambiance et tout, c'est bien. En 2025, en 1re manche, j'ai doublé Eli Tomac et j'étais 3e avec une deux et demi derrière les quatre et demi. Après j'ai eu un problème de moto. J'ai eu un caillou de coincé dans le frein, la moto s'est arrêtée et un pilote américain m'a roulé sur le bras. Du coup, ça ne s'est pas terminé comme je voulais. Si j'avais pu finir dans le top cinq, cela aurait été très bon.

S.Coenen à Ironman.*************
Liam Everts (quatrième du Motocross des Nations en 2025 et deuxième de la catégorie Open en 2023) : C'est la plus grande course de l'année vraiment. Y venir pour mon pays, c'est toujours un plaisir de le faire et je pense que cette année, nous aurons vraiment une très grande équipe. Je suis très fier de représenter mon pays et de le faire avec une grande équipe. La dernière édition aux Etats-Unis était plutôt bonne, c'était ma 1re fois sur une quatre et demi et j'ai vraiment aimé de rouler et d'être sur une quatre et demi.

L.Everts à Ironman.*************
Igor Pancar (Mécanicien de J.Pancar) : Cette compétition est le plus haut niveau du motocross. Que ce soit comme mécanicien ou comme père de pilote. Bien sûr j'y suis allé 8 fois en accompagnant Jan. Mon meilleur souvenir est aux Etats-Unis en 2025 parce que cela a été notre meilleur résultat. Jan a terminé 3ème lors de la 1re course avec une bonne vitesse et une bonne technique. Parmi les différents Motocross des Nations sur lesquels je me suis rendu, Ernée a la meilleure atmosphère. Aux Etats-Unis, bien sûr, tout était plus grand, mais ce n'était pas la même ambiance avec les fans. A Ernée, il y a beaucoup plus de fans qui aiment voir un show et qui aiment voir du grand motocross.

I.Pancar et l'équipe slovène à Ironman.
Jean-Luc Fouchet (Sélectionneur de l'équipe d'Andorre au Motocross des Nations en 1988) : Ce sont les JO du motocross ! C'est le rassemblement, pas seulement du meilleur pilote de chaque pays, mais au moins les trois pilotes. La difficulté c'est de trouver 3 pilotes au top qui sont capables de finir dans les 8-10 premiers, ce qui complique la chose pour certains pays, comme l'Allemagne avec Roczen qui est au-dessus du lot. Un peu moins maintenant avec Laengenfleder aussi. L'autre jour, je réfléchissais à l'équipe d'Espagne qui est pas mal lotie. La force d'une nation n'est pas liée uniquement à un pilote mais il faut bien en trouver trois et c'est la difficulté et la magie de l'événement d'ailleurs. En 1988, la fédération avait décidé d'engager une équipe d'Andorre. Je ne me souviens plus pourquoi, peut-être que nous étions en surplus de bons pilotes. Ils m'avaient appelé en catastrophe, en dernière minute. Ca m'est tombé dessus, je devais être déjà la commission de motocross, peut-être que c'est pour cela qu'ils avaient pensé à moi et j'avais volontiers rendu service à la fédération, en coachant, mais vraiment à l'arrache. On était plutôt sur un terrain ironique que vraiment sérieux. D'ailleurs, de mémoire, j'ai un pilote qui est arrivé en retard au pré-parc et qui n'avait pas pu faire la course. Ce n'était pas une fumisterie, c'était plus pour faire rouler trois pilotes français de plus, mais on l'avait fait vraiment au dernier moment. Il y avait Yves Demaria, Christian Bayle et Patrick Perrier. A un moment donné, on avait bien compris que l'on allait être hors-jeu rapidement, donc on avait tourné cela sur la rigolade avec des simulations de fausses radio.

L'équipe d'Andorre !*********
Hervé Kervella (Président de la FFM lors du Motocross des Nations en 1988) : C'est la plus belle course du monde, surtout quand la France marchait bien. C'est aussi réunir les meilleurs pilotes du monde sur une course. Je me rappelle de Villars sous Ecot chez JP.Mougin, où cela avait été une magnifique épreuve avec un superbe circuit pour la visibilité et le pilotage, un circuit sur lequel les pilotes avaient pu s'exprimer d'une façon magnifique. Le pilote qui m'a marqué, c'était Roger De Coster, il gagnait tout ! Puis les Américains gagnaient tout le temps. Du coup, on était content quand on finissait dans les cinq premiers.

Une vue du circuit de Villars.*********
Darryl Atkins (cinquième du Motocross des Nations en 1993) : Participer au Motocross des Nations est un immense honneur. Le monde entier se rassemble et l'on court pour son pays. C'est une échéance importante pour les pilotes que l'on n'oublie jamais, même au milieu de la saison des championnats nationaux. C'est bien plus qu'un simple honneur de disputer cette épreuve. Je pense qu'il est crucial pour les pilotes d'aujourd'hui de perpétuer cette tradition. A l'époque où je courais, le motocross était un peu différent. En Nouvelle-Zélande, il y avait surtout les frères King et moi qui évoluions au plus haut niveau international. C'est un honneur, et je considère que c'est un privilège prestigieux d'avoir cette opportunité. J'ai le sentiment que les pilotes se surpassent, car on court pour son drapeau. Mon meilleur souvenir ou du moins le plus marquant, remonte à 1993, à Schwanenstadt, en Autriche. A l'époque, les essais libres et chronométrés ne comptaient pas vraiment pour le classement ; ils servaient surtout à choisir sa place sur la grille de départ. J'ai terminé 5e en catégorie 125 ce jour-là, mais j'aurais pu faire mieux. J'ai chuté et j'ai eu du mal, notamment parce qu'à cette époque, les 125 partaient en même temps que les 250 et les 500. C'était difficile de prendre un bon départ avec une 125 : c'était mon point faible. J'avais une moto de production qui m'avait été prêtée par un concessionnaire Honda en Allemagne. J'ai raté mes départs et fini cinquième, mais lors des essais et des qualifications la veille, je roulais au même rythme que Jeff Emig. Je me souviens que Guy Cooper était venu me voir pour me dire : " Alors, comment tu te sens ? Tu participes à la plus grande course aux côtés de l'équipe américaine. " Ces mots m'ont marqué. Même si je n'ai pas atteint le niveau espéré en course, le résultat final restait bon. C'était une performance fantastique au guidon d'une petite cylindrée face aux grosses motos. Ce fut une journée mémorable, partagée avec Shayne et Darryl King, qui faisaient équipe avec moi.

D.Atkins déjà présent aux Nations en 1988 à Villars.*********
Marc Blanchard (Créateur de One Industries et 100%) : Le Motocross des Nations représente le summum du motocross. La fibre patriotique apporte un plus à des faits d'armes et autres prouesses lors de ces courses intenses. Anaheim c'est bien mais les Nations c'est mieux. Etant Français et aussi Américain j'ai la chance d'avoir deux fois plus de chance de vibrer (ou d'être déçu). Les Nations aussi apporte son lot d'équipements spéciaux (casques, kits et masques) et la plupart des marques jouent le jeu pour cet évènement si particulier. Mon meilleur souvenir reste pour moi les Nations à Ernée ou la France gagne grâce à Musquin/Paulin/Febvre en 2015. L'arrivée et le public en feu. J'en ai encore la chair de poule.

Dilemme pour Marc : J.Barcia ou M.Musquin ?

R.Febvre ou C.Webb ?
Photos : l'archiviste sauf * source non identifiée, ** JC.Vaschetto, *** JP.Acevedo, **** B.Swigers, ***** Moto Revue, ****** Motor Gazet, ******* M.Martinez, ******** A.Moreau, ********* M.Moncler, ********** E.Laurijssen, *********** A.Laurent, ************ M.Hylander, ************* Shoot You - Tom Henderikx, ************** R.Archer.



Les commentaires (0)
Une anecdote, un souvenir ? Lancez la discussion.
Partagez votre avis
Sans inscription ni connexion. Votre pseudo est mémorisé sur cet appareil. Votre nom ou pseudo et votre message seront publics. Ne publiez pas de coordonnées personnelles.
Récupérer mon pseudo sur cet appareil ↗